TEMPLIER DU 21° SIECLE

TEMPLIER DU 21° SIECLE

Les Chevaliers du Temple, d’abord Pauvres Chevaliers du Christ, lors de leur création avaient pour but la protection des pèlerins sur la route de Jérusalem, notamment au fameux défilé d’Athlit, ainsi que la protection des lieux saints, c’est pour cela d’ailleurs que leur première « affectation » était auprès des Chevaliers du Saint Sépulcre.
On a l’habitude de dire qu’ils ne dépendaient que du Pape, n’oublions pas que bien que les papes aient quitté Avignon, qui n’étaient plus pour eux qu’un lieu de recueillement et de villégiature pour Rome, nous sommes encore loin de la révolution. La séparation de l’Eglise et de l’Etat n’est pas encore de mise, et les rois, notamment le Roy de France a encore une influence certaine sur les décisions papales. On le voit d’ailleurs lors du procès des Templiers de 1307 à 1314.
Aujourd’hui, l’Eglise et l’Etat sont bien séparés. Alors où doivent se placer les Templiers du 21° Siècle, auprès de l’Etat, ou auprès de l’Eglise ? Quelles sont les missions de cette résurgence de l’Ordre ?

Nous sommes au 21° Siècle, époque troublée par des guerres « non déclarées ». Notre société n’est plus celle du Moyen-Âge, elle est devenue à plusieurs titres multiples par des brassages de races, de religions et de coutumes. A tel point que beaucoup d’entre nous ont abandonné les trois. L’Etat qui gouverne en France est issu de la volonté de ce peuple, des citoyens français qui se sont exprimés par les urnes. Le Templier est issu de ce peuple. Qu’a-t-il de plus que les autres ? Sans doute une volonté de bien faire, de se mettre au service des autres et de préparer un avenir le meilleur possible. S’il se sent serviteur du peuple il revêt alors un habit civil et œuvre pour la communauté. Sans être une organisation étatique, il a le même but, même si souvent nos gouvernants n’ont pas le même but.
Mais le Templier est aussi un homme d’Eglise, il est porté par sa Foi christique, ses habits de rituels évoquent ceux d’antan, lorsque ces Chevaliers étaient moines, et rappellent ceux portés par le Clergé. D’ailleurs certains d’entre nous suivent une voie ecclésiastique dans des Eglises issues d’une autre succession apostolique que celle issue de l’Eglise catholique romaine. D’autres sont même carrément d’autres religions, comme l’Islam, comme du temps de nos anciens avec les Turcopoles. Notre trait d’union étant la personne du Christ. C’est lui qui d’un point de vue spirituel nous montre le chemin
Le Templier (comme à son habitude) a un « pied dans chaque paroisse », et cela ne facilite pas les missions qui sont les siennes.

Nous ne reviendrons pas sur les actions caritatives, point qui me semble essentiel pour ceux qui se disent Chevaliers du Temple. Il est l’essence même de notre Esprit Chevaleresque d’une part et de notre part ecclésiastique d’autre part. On ne peut y déroger. Et les « Templiers » qui préparent la guerre à la façon des Croisés suivent une route dangereuse qui même si elle réussit n’amènera qu’une Paix précaire et fragile. Il n’est plus question aujourd’hui de libérer Jérusalem, et les lieux sacrés ont pour plus grands ennemis leurs propriétaires, c’est-à-dire les communes, qui les détruisent à qui mieux mieux au profit d’ensembles immobiliers ou mercantiles.
Aujourd’hui l’Eglise que nous devons défendre est en nous, et en notre prochain. Pour cela il va falloir d’abord comprendre l’autre, faire l’effort de voir l’invisible. Et cela ne pourra être fait que par la connaissance. Il faut apprendre, chaque jour chercher et réfléchir, réfléchir et méditer, méditer et prier, prier et s’élever spirituellement. Si vous voulez voir un paysage, vous ne le regarderez pas au pied d’une montagne, il vous faudra gravir la montagne pour avoir un bon point de vue. Pour essayer d’entrevoir l’Etincelle Divine qui est en chacun de nous et en l’autre, il va falloir s’élever spirituellement, cette élévation ne peut se faire qu’en connaissant l’autre, ses rites, sa religion, ses coutumes. Et chercher les points communs avec notre propre Foi pour que chacun essaye de progresser si ce n’est sur le même chemin, mais au moins sur un chemin parallèle. Tous ces chemins s’ils sont sincères n’ont pour but que l’Amour, le Respect, et notre guide ne peut être que Dieu (quel que soit le nom qu’on lui donne). Une des missions du nouveau Templier est donc d’acquérir la Connaissance (gnose en Grec). Mais pour acquérir cette connaissance il faut que son esprit soit ouvert. Même s’il ne cautionne pas tous les résultats de ses recherches, il doit cependant être en permanence un « cherchant ». Cet état œcuménique est essentiel pour lui.
Car le Templier doit être un rassembleur. Il doit cultiver cet état œcuménique dont nous venons de parler pour mettre à jour les points communs des communautés qui se déchirent. C’est à lui, car les dirigeants des différentes Eglises et Religions ne le feront pas de peur de perdre leurs pouvoirs, de mettre à jour par cette alchimie spirituelle les points d’accord entre ces religions, nous n’aimons qu’un Dieu, celui-ci a envoyé parmi les hommes un ou des élus pour nous transmettre des messages, que la plupart du temps nous n’avons pas été capable, ni de traduire ni de transmettre correctement, si ce n’est par des initiés. Le résumé de ces messages est Dieu est Amour. Et c’est ce message que nous Templiers devont transmettre, en éliminant tous les surplus ajoutés par les dirigeants des différentes religions pour asseoir leur autorité. Les Templiers, par leurs connaissances acquises doivent pouvoir démontrer que tout message de haine ne peut venir de Dieu.
Enfin je pense que les Templiers contemporains doivent être les gardiens des traditions ancestrales. Par l’exécution de Chapitres et de rituels (quelle que soit l’Eglise primitive concernée), nous faisons revivre l’Esprit de nos anciens, des connaissances qu’ils ont acquises en orient et qu’ils ont ramenés en occident, des échanges qu’ils ont eus avec les sages et savants du moyen-orient, des trésors (spirituels et matériels) et découvertes qu’ils ont fait par eux-mêmes.

Pour conclure je dirai donc que le Templier du 21° siècle, a un pied dans chaque monde, le passé et le présent, le civil et l’ecclésiastique, le spirituel et le matériel, il est un pont qui permet à ceux qui le souhaitent de trouver le chemin, un phare dans la nuit. Il doit être hospitalier, chercheur, œcuménique et gardiens…..

mais ceci n’est que mon humble avis !!!

Arnaud DUVERNE
Serviteur de l’ONCC